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La biographie de louis XVI ?

06 Mars 2010 | Histoire | Collège

La biographie de louis XVI ?

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La biographie de louis XVI ?

Les réponses à la question La biographie de louis XVI ?

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06 Mars 19h06

Né à Versailles le 23 août 1754, il était le second fils de Louis, dauphin de France, et de Marie-Josèphe de Saxe. Il reçut en naissant le titre de duc de Berry. Son âme franche et sans déguisement s'ouvrit de bonne heure à tous les sentiments vertueux, et son esprit droit et sérieux à toutes les connaissances utiles. Mais la fermeté et une juste confiance en lui-même manquèrent à son caractère, et ce défaut rendit inutile ou funeste tout ce qu'il avait reçu ou acquis pour sa gloire et pour le bonheur de ses peuples.
mosalima_sa

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06 Mars 17h25

Louis XVI est le dernier roi de la monarchie absolue française. Son tempérament, éloigné des vertus de leader et de réformateur, peine à engager la France vers la voie de modernité et conduit le royaume vers une crise politique, économique et sociale qui participe à la naissance de la Révolution française. Victime d’un pouvoir qu’il ne maîtrise pas, il est l’un des martyrs de la Révolution française. Une enfance conservatrice Louis Auguste naît le 23 août 1754, à Versailles. Il est le fils du Dauphin Louis de France et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe. Jusqu’au décès de son père, le 20 décembre 1765, il porte le titre de Duc de Berry. Il est élevé dans une éducation religieuse stricte et est formé à des principes conservateurs sous la tutelle du duc de La Vauguyon. Elève studieux, il se passionne pour plusieurs disciplines scientifiques et révèle dans ses temps de loisirs un talent caché pour la serrurerie. Après la mort de son frère aîné le duc de Bourgogne et de son père Louis Dauphin, fils du roi Louis XV, il se présente comme l’unique héritier au trône de France. La voie vers la royauté En 1770, il épouse l'archiduchesse d'Autriche Marie Antoinette, fille cadette de l’empereur François 1er de Lorraine et de l’impératrice Marie-Thérèse. Cette union est la concrétisation d’une alliance visant à améliorer les relations du Royaume de France avec l’Autriche. De leur union naîtront quatre enfants. Le 10 mai 1774, Louis Auguste devient Louis XVI, roi de France et de Navarre. Il est sacré à Reims, le 11 juin 1775. Peu préparé à la fonction royale, Louis XVI est présenté comme un roi à la timidité maladive qui apprécie les activités solitaires telles que la chasse, les plaisirs de la table et qui se soucie du bien-être de la population. Sa personnalité peu assurée lui vaut le soutien et l’affection du peuple durant les premières années de son règne. Les premières difficultés du régime Louis XVI s’entoure d’une équipe de ministres reconnus tel que Turgot et Malesherbes. Dans le même temps, il se heurte à l’opposition aristocratique et rappelle le Parlement par une ordonnance du 12 novembre 1774. Cette instance prend une participation importante dans les décisions du pays. Les réformes économiques, qui promeuvent une nouvelle vision fiscale et recherchent à faciliter les échanges commerciaux, se retrouvent compromises. Certains ministres sont renvoyés ou démissionnent, plongeant le pays dans une situation attentiste. Le prestige de la France retrouvé Sur le plan de la politique extérieure, le Roi de France est beaucoup plus habile et permet à la France de reconquérir son prestige. La France réitère son soutien aux Amériques par un traité le 6 février 1778. Par cet accord scellé avec Benjamin Franklin, Louis XVI apporte une aide militaire aux Etats-Unis. Déjà fragilisée par les dépenses de la cour, la France, avec la Guerre d’Indépendance Américaine se précipite dans une situation économique dangereuse. La marche vers la Révolution La crise économique qui s’ensuit, précipite la France dans une crise politique et sociale. La crise économique qui s’ensuit, précipite la France dans une crise politique et sociale. La bourgeoisie et la paysannerie s’insurgent contre l’injustice de l’impôt et les scandales des dépenses de l’Etat. Les parlementaires freinent une réforme fiscale visant à réduire le train de vie des privilégiés. La contestation du tiers état devient grande. Le 9 juillet 1789, une assemblée constituante est formée. Malgré cette avancée, le roi peine à accepter la monarchie constitutionnelle. Il se refuse à abolir les privilèges et peine à ratifier La Déclaration des Droits de l’Homme et des Citoyens. Ne prenant pas au sérieux les revendications du peuple, Louis XVI se heurte à plusieurs émeutes dont la plus importante se solde par la Prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. Les 5 et 6 octobre 1789, une seconde émeute éclate où les Parisiennes se rendent au Château de Versailles et réclament du pain. La fin du roi L’impopularité du roi atteint son paroxysme lorsqu’il est arrêté, le 21 juin 1791, dans la célèbre fuite de Varennes où il tente de s’échapper à l’étranger avec sa famille. Le parlement tente de dissimuler cet épisode en enlèvement mais Louis XVI sera totalement désavoué aux yeux du peuple. Le roi prête serment, le 14 septembre 1791, devant l’Assemblée nationale constituante. Il n’est plus le roi de France mais devient le roi des Français. Ce changement de titre symbolise le transfert de la souveraineté vers le peuple. Mais l’accalmie est de courte durée. Le 10 août 1792, l’arrestation du roi et de sa famille met fin à la royauté. Le procès du roi s’ouvre le 3 décembre. Malgré trois avocats prestigieux (Desèze, Malesherbes, Tronchain), il est reconnu coupable et est condamné à mort. Il meurt guillotiné sur l’actuelle place de la Concorde, le 21 janvier 1793.
saniabolly

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06 Mars 16h48

Agrandir 1. PRÉSENTATION Louis XVI (1754-1793), roi de France et de Navarre (1774-1791), puis roi des Français (1791-1792). L’incapacité de Louis XVI à engager le royaume sur la voie d’une véritable modernisation, à la fois économique, sociale et politique, a précipité le déclenchement de la Révolution française, durant laquelle le souverain a été condamné à mort et exécuté. Authentiquement soucieux du bonheur de son peuple, Louis XVI apparaît dans l’imagerie populaire comme la victime d’un bouleversement qui a largement excédé sa personne. 2. JEUNESSE ET ÉDUCATION Callet, Portrait de Louis XVI en costume de sacre Callet, Portrait de Louis XVI en costume de sacre Antoine-François Callet, Portrait de Louis XVI en costume de sacre, 1779. Huile sur toile, 275,5 × 193,5 cm. Portraitgalerie, Schloss Ambras, Innsbruck (Autriche). Encyclopédie Encarta Erich Lessing /Art Resource, NY Agrandir Né à Versailles, fils du dauphin Louis (lui-même fils du roi Louis XV) et de Marie-Josèphe de Saxe, Louis Auguste porte d’abord le titre de duc de Berry, avant que la mort de son frère aîné, le duc de Bourgogne (1760), puis celle de son père (1765), ne fassent de lui l’héritier du trône. Orphelin de père à onze ans, de mère à treize ans, il est élevé par le duc de La Vauguyon, son gouverneur, et par Mgr de Coetlosquet, son précepteur, dans une atmosphère de piété et de conservatisme aristocratique qui lui font juger sévèrement les dissipations d’une cour où domine Mme de Pompadour. Vigée-Lebrun, Portrait de Marie-Antoinette et de ses enfants Vigée-Lebrun, Portrait de Marie-Antoinette et de ses enfants Protégée par Marie-Antoinette, Élisabeth Vigée-Lebrun réalise de nombreux portraits de cour. La reine est représentée de trois quarts, assise, tenant sur ses genoux le duc de Normandie. Le prince héritier, Louis-Joseph de Bourbon (mort en 1789), se tient debout, de profil, le visage face au spectateur. La princesse Marie-Thérèse-Charlotte (connue sous le nom de madame Royale) serre tendrement le bras de sa mère. Élisabeth Vigée-Lebrun, Portrait de Marie-Antoinette et de ses enfants à Versailles, 1787. Huile sur toile, 275 × 215 cm. Musée national du château de Versailles. Encyclopédie Encarta Giraudon/Art Resource, NY Agrandir Assez bien instruit, peu doué pour la guerre mais passionné par la chasse et par les travaux artisanaux (son goût pour la serrurerie est demeuré célèbre), l’héritier du trône, intelligent mais dépourvu de caractère, d’une timidité presque maladive, est marié en 1770 à l’archiduchesse Marie-Antoinette, fille de l’empereur François Ier et de l’impératrice Marie-Thérèse. Une malformation non opérée retarde la consommation du mariage, et il faut attendre 1778 pour voir la naissance d’une fille, Marie-Thérèse Charlotte — Madame Royale, la future duchesse d’Angoulême —, que suivent un premier dauphin, né en 1781, puis le duc de Normandie, né en 1785, devenu dauphin à la mort de son frère en 1789, et enfin Sophie Hélène Béatrice, née en 1786 et morte à onze mois. 3. LES PREMIÈRES ANNÉES DU RÈGNE Duplessis (Joseph-Siffred), Jacques Necker Duplessis (Joseph-Siffred), Jacques Necker Louis XVI nomme le financier et homme politique suisse Jacques Necker (1732-1804) directeur du Trésor royal en 1776, puis des Finances en 1777, en remplacement de Turgot. Il pratique une politique d'économie et d'emprunt, afin de lutter contre le déficit. Cherchant à associer les notables à l'administration des provinces, il crée en 1778 les assemblées provinciales, s'attirant ainsi l'hostilité des parlements et de la cour. Joseph-Siffred Duplessis (1725-1802), Jacques Necker (détail), 1781. Huile sur toile, 32 × 27 cm. Musée national du château de Versailles. Encyclopédie Encarta Getty Images/Tallendier/Archive France / Archive Photos Agrandir Le 10 mai 1774, Louis XVI devient roi à la mort de son aïeul, discrédité par l’incurie et les débauches des dernières années de son règne. Au contraire, ce roi de vingt ans, vertueux et un peu gauche, attire dès son couronnement un courant de sympathie et d’affection qui ne se dément pas durant les premières années de son règne. Dès son avènement, soucieux de marquer une rupture avec l’époque précédente, le roi fait rappeler, sous l’influence de Mesdames (ses tantes), le comte de Maurepas qui a été destitué en 1749 pour une épigramme contre Mme de Pompadour. Le nouveau secrétaire d’État se sépare d’abord du duc d’Aiguillon, puis obtient le départ de Maupeou et Terray, principaux artisans de la réforme d’inspiration moderniste. La nouvelle équipe ministérielle est composée d’hommes compétents avec, outre Maurepas, Vergennes aux Affaires étrangères, Saint-Germain à la Guerre, Sartine à la Marine et Malesherbes à la Maison du roi, tandis que Turgot se voit attribuer les Finances. Mais, en rappelant les parlements par le lit de justice du 12 novembre 1774, le roi, s’il se montre fidèle à une conception politique qui voit dans les corps intermédiaires les soutiens les plus solides de la royauté, se prive à terme de la possibilité de mener à bien toute réforme. Au sein même de son Conseil, les ardeurs réformatrices de Turgot — qui tente de promouvoir la réforme fiscale et l’abolition des multiples entraves à l’agriculture et au commerce — provoquent son renvoi, en mai 1776. Le financier genevois Jacques Necker, nommé directeur général des Finances en 1777, ne parvient pas plus que son prédécesseur à engager les réformes nécessaires, et la publication de son Compte rendu au roi (1781), décrivant l’état exact des finances du royaume, lui vaut une grande réputation de lucidité mais provoque son départ. 4. UNE COÛTEUSE POLITIQUE DE PRESTIGE À l’extérieur, pourtant, la France semble retrouver un prestige qu’ont terni, sous le précédent règne, les défaites successives contre l’Angleterre, en Inde et au Canada, entérinées par la conclusion du traité de Paris (1763). La lutte des treize colonies d’Amérique contre la puissance britannique, passionnément embrassée par de jeunes aristocrates comme La Fayette et Rochambeau, reçoit le soutien officiel de la France par le traité d’amitié et d’alliance signé le 6 février 1778 entre le roi et Benjamin Franklin. Sur mer, où ils s’emparent des îles à sucre anglaises, mais aussi sur terre, les Français apportent une aide réelle aux forces de George Washington, et jouent un rôle important dans leur victoire (voir guerre de l’Indépendance américaine). Cette politique de prestige est également poursuivie en Inde, où Suffren inflige plusieurs défaites navales aux Anglais, mais aussi en Europe, où Vergennes s’emploie à poser la France en recours des petites puissances contre les grands États. Cependant, la France a dépensé plus d’un milliard de livres dans le seul conflit américain et les dépenses militaires grèvent un budget qui ne vit plus que d’expédients. La gestion prudente de Joly de Fleury, auquel succède Lefèvre d’Ormesson, est impuissante à rétablir un équilibre qui aurait exigé des mesures énergiques. La nomination de Calonne, ancien intendant de Lille, au contrôle général (1783) est d’abord bien accueillie, mais le nouveau responsable des finances publiques, trop courtisan pour être radical, couvre bientôt les gaspillages et les débordements de la cour, dans le climat d’optimisme qui suit la conclusion du traité de Versailles, mettant fin aux hostilités avec l’Angleterre. 5. LE DÉBUT DU DISCRÉDIT La crise financière se double d’un profond malaise politique et social. La réaction nobiliaire, qui se traduit notamment par le règlement du 22 mai 1781, connu sous le nom d’édit de Ségur, barrant aux roturiers (dont certains ont commandé en Amérique) l’accès aux commandements dans l’armée, l’impossibilité de toute réforme fiscale, qui fait sentir à la bourgeoisie et à la paysannerie toute l’injustice de l’impôt, nourrissent une opposition croissante. Le traité Eden-Rayneval, d’inspiration libre-échangiste, conclu avec l’Angleterre en 1786, ne fait qu’aggraver les choses, puisqu’il a pour principale conséquence d’inonder le marché français de produits à bas prix. La baisse des revenus agricoles, poussant les propriétaires nobles à augmenter les droits féodaux, la crise économique faisant baisser la demande adressée à l’industrie, ajoutent encore au mécontentement. Le discrédit moral, dont témoigne l’immense succès de la pièce de Beaumarchais, le Mariage de Figaro, est plus profond encore, puisqu’il frappe la reine ; ses dépenses, sa frivolité, ses extravagances, commises en compagnie de Mme de Polignac, entretiennent une impopularité que l’affaire du Collier (1785) ne fait qu’amplifier. De son côté, le roi, assez mal entouré, d’une indécision constante, ne peut guère compter sur le soutien de ses frères, le comte de Provence dissimulant mal une fronde sourde contre tout ce qui vient de la cour, et le comte d’Artois se répandant pour sa part en dissipations frivoles, tandis que son cousin, le duc d’Orléans, anime au Palais-Royal une petite cour d’opposants gagnés aux idées libérales. 6. LA CONVOCATION DES ÉTATS GÉNÉRAUX En 1786, Calonne, confronté à un déficit de 100 millions de livres, alors que les arriérés de la dette atteignent 250 millions, se résout à proposer une réforme fiscale radicale, prévoyant l’assujettissement des privilégiés. Pour contourner l’opposition probable des Parlements, il obtient la convocation d’une assemblée de notables qui, réunie à Versailles en février 1787, se refuse à prendre toute mesure. Louis XVI congédie alors Calonne en avril, et le remplace par Loménie de Brienne. Ce dernier, convaincu du caractère d’urgence de la réforme fiscale, fait précisément ce que son prédécesseur a voulu éviter, et demande aux parlements d’enregistrer les édits litigieux. Une période de blocage s’ouvre alors, les parlements refusant d’infléchir leur position. L’exil du Parlement de Paris à Troyes, ainsi que la journée des Tuiles qui enflamme Grenoble en juin 1788 illustrent la gravité de cette situation, à laquelle il faut donner une issue politique. À contre-courant de la pratique personnelle du pouvoir qui marque la monarchie française depuis Louis XIII au début du xviie siècle, le roi charge Loménie de Brienne de convoquer des états généraux, qui n’ont pas été réunis depuis 1614. Presque immédiatement après la convocation de l’assemblée, le roi se sépare de son contrôleur général pour rappeler le populaire Necker. Malgré son accord pour le doublement de la représentation du tiers aux États généraux, acquis en décembre 1788, le silence du roi sur la question du vote par ordre (préconisé par le Parlement de Paris) ou par tête, lors de la séance d’ouverture des États généraux, le 1er mai 1789 à Versailles, provoque une immense désillusion dans les rangs de la bourgeoisie. Le roi n’entend pas, en effet, ruiner par cette décision le soubassement de l’édifice social sur lequel est bâti son royaume mais, impuissant devant la contestation, il doit peu après accepter la proclamation des députés du tiers État en Assemblée nationale et, de guerre lasse, se résout à inviter la noblesse et le clergé à s’y joindre. Le 9 juillet 1789, la transformation de l’Assemblée nationale en Assemblée constituante marque l’effondrement définitif de l’absolutisme royal. 7. LES DÉBUTS DE LA RÉVOLUTION Lesueur, Arrestation de Louis XVI à Varennes : 21-22 juin Lesueur, Arrestation de Louis XVI à Varennes : 21-22 juin Pierre-Étienne Lesueur, Arrestation de Louis XVI à Varennes : 21-22 juin, fin du xviiie siècle. Gouache sur carton découpé. Musée Carnavalet, Paris. Encyclopédie Encarta Giraudon/Art Resource, NY Agrandir Cependant, manifestant encore une fois sa profonde versatilité, le roi congédie Necker dès le 11 juillet 1789 et le remplace par un contre-révolutionnaire notoire, le baron de Breteuil. À cette provocation, le peuple de Paris répond par la journée du 14 juillet (marquée par la prise de la Bastille), obligeant le roi à rappeler Necker le 16. Mais l’obstination qu’il met à ne pas ratifier la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et les décrets de l’Assemblée pris lors de la nuit du 4 août déclenchent une nouvelle émeute parisienne. Les 5 et 6 octobre, le peuple de Paris se rend à Versailles et contraint « le boulanger, la boulangère et le petit mitron » (le roi, la reine et le dauphin) à venir résider à Paris, sous bonne garde. Négligeant la solution qui lui a secrètement été conseillée par Mirabeau – qui consiste à gagner une ville de province pour reprendre l’avantage politique –, le roi semble donner des gages de bonne volonté et, le 14 juillet 1790, prête publiquement serment de fidélité à la nation lors de la fête de la Fédération. Cependant, meurtri dans sa conscience de chrétien par la Constitution civile du clergé, le roi se décide à fuir à l’étranger, espérant trouver auprès des souverains européens des appuis qui lui permettront de revenir en vainqueur. La fuite à Varennes, dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, est non seulement un échec, mais un acte qui achève de discréditer le roi aux yeux de son peuple, même si l’Assemblée, désireuse de calmer les ardeurs révolutionnaires du peuple, accrédite la thèse de l’enlèvement. 8. LA CHUTE DE LA ROYAUTÉ Nuit terrible à Paris le 10 août 1792 Exécution de Louis XVI Nuit terrible à Paris le 10 août 1792 Cette gravure anonyme de la fin du xviiie-début du xixe siècle montre l'assaut des Tuileries pendant la nuit du 10 août 1792. Encyclopédie Encarta Archivo Iconografico, S.A./Corbis Agrandir Exécution de Louis XVI Le 21 janvier 1793, Louis XVI monte sur l’échafaud dressé sur la place de la Révolution à Paris (devenue place de la Concorde) après sa condamnation par la Convention nationale de la Ire République française. Debout dans la charrette qui le mène à la guillotine, il récite les psaumes des agonisants. À l’aube de la mort, ses derniers mots sont : « Peuple, je meurs innocent ! Je pardonne aux auteurs de ma mort. » La mise en parallèle avec un événement de mai 1776 a des effets surprenants, même si pour ce faire la rigueur historique n’est pas forcément respectée. À cette époque absolutiste, le contrôleur général des finances Turgot avait rédigé, la veille de sa propre disgrâce, un courrier à son souverain dont les propos prennent de l’ampleur à la lumière des événements révolutionnaires : « N’oubliez jamais, Sire, que c’est la faiblesse qui a mis la tête de Charles Ier sur un billot. […] Je ne puis assez répéter à votre Majesté ce que je prévois d’un enchaînement de faiblesse et de malheur si une fois les plans commencés sont abandonnés et si le ministre qui les a mis en avant succombe à l’effort des résistances qui s’unissent contre lui. » Exécution de Louis XVI, fin du xviiie siècle. Estampe. Musée Carnavalet, Paris. Encyclopédie Encarta Art Resource, NY/(p) 2001 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. Agrandir Un temps suspendu de ses fonctions, le roi est rétabli un mois plus tard, avec pour tout pouvoir le droit de veto suspensif que lui accorde la nouvelle Constitution ; il se résout alors, sous l’influence des Feuillants modérés, à militer pour la guerre, pensant que cette situation le rétablira en position d’arbitre. Cependant, les premiers revers de la France, les contacts mal dissimulés de Louis XVI avec les chancelleries étrangères, et surtout le refus du roi de cesser d’appliquer son veto, entraînent, le 20 juin 1792, l’invasion des Tuileries par les sans-culottes. Le manifeste de Brunswick, menaçant de raser Paris si la personne du roi et la famille royale ne sont pas respectées, porte à son comble l’exaspération populaire : le 10 août 1792, l’insurrection des Tuileries provoque la chute de la royauté. Encadrés ENCADRÉ Manifeste de Brunswick Ultimatum rédigé par un émigré, le Manifeste de Brunswick est signé par le duc Charles de Brunswick, chef des armées austro-prussiennes, le 25 juillet 1792 à Coblence. Prononcé sous la pression des émigrés, il menace le peuple parisien et les Jacobins d’une vengeance exemplaire si la famille royale, prisonnière aux Tuileries, est maltraitée. Contrairement à son objectif (effrayer les révolutionnaires), le Manifeste a avivé la colère des Parisiens (voyant dans le roi un traître à son pays), et a conduit à la chute de la monarchie lors de la journée du 10 août 1792. ouvrir l'encadré Le même jour, tandis que la Commune insurrectionnelle de Paris se met en place, le roi se réfugie à l’Assemblée, qui le suspend et le fait enfermer au Temple avec la famille royale, trois jours plus tard. Le 21 septembre 1792, la nouvelle Assemblée, la Convention nationale, abolit la royauté par décret et proclame la République. La victoire de Valmy, remportée la veille sur les Prussiens, prive Louis XVI de son dernier espoir de soutien étranger. En décembre 1792, après de longs débats, la Convention nationale décide de procéder elle-même au jugement du souverain en fondant l’accusation sur la découverte de documents attestant les négociations du roi avec l’Autriche. Au premier jour du procès, celui que l’on appelle désormais Louis Capet est accusé de « conspiration contre la liberté publique ». Ses trois défenseurs, Malesherbes, Tronchet et Romain de Sèze, ne parviennent pas à le sauver : sa culpabilité est reconnue à une majorité écrasante (387 voix, les régicides, contre 334) et il est condamné à mort et guillotiné le 21 janvier 1793, sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde) à Paris.
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